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Les troubles spécifiques d'apprentissages

Les apprentissages sont au centre de l’école, l’enfant est au centre de l’école, l’école est au centre de la vie de l’enfant. Un échec scolaire peut retentir sur toutes les sphères de sa personnalité, sur toute sa vie affective, sur tout son développement.
Un trouble d’apprentissage perturbe lourdement l’adaptation de l’enfant à son environnement et crée au sein de la famille de très nombreux et douloureux conflits.

Un trouble d’apprentissage est défini comme un ensemble de difficultés hétérogènes dont les causes relèvent d’un dysfonctionnement ou d’un retard dans l’organisation cognitive de la pensée.
D’une façon plus large, est considéré comme trouble d’apprentissage tout type de trouble fonctionnel venant entraver les capacités d’apprentissage.
Les troubles d’apprentissages peuvent être limités à une fonction spécifique: le langage, la mémoire, l’attention, le calcul, les repères dans le temps et dans l’espace… ou étendus à plusieurs secteurs intellectuels.
De façon symétrique les enfants disposant d’une forte intelligence montrent des décalages dans leur fonctionnement intellectuel qui peuvent générer des échecs scolaires paradoxaux (problématique des enfants intellectuellement précoces – EIP).
Dans d’autres cas encore, le potentiel d’apprentissage est intact mais bloqué, inhibé par un trouble psychologique. C’est la facette de l’échec scolaire sur le versant psychologique.
Et, toujours existe une intrication étroite entre troubles des apprentissages et souffrance psychologique.
Certains troubles peuvent être associés, ce qui est fréquent. D’autres apparaissent de façon isolée. Les troubles sont durables, mais leur prise en charge permet d’améliorer et/ou de compenser les fonctions déficientes. Une prise en charge adaptée offre à l’enfant la possibilité de développer son potentiel scolaire.
Ces difficultés rencontrées au quotidien touchent plus de 4 millions de personnes en France (source Journée nationale des DYS 2008).

Les troubles de l’apprentissage comprennent, entre autres :
– Les troubles de la lecture (acquisition du langage écrit) : on parle de dyslexie,
– Les troubles du développement moteur et de l’écriture : on parle de dyspraxie,
– Les troubles des activités numériques : on parle de dyscalculie,
Les troubles du langage oral : on parle de dysphasie,
– Les troubles de l’attention.

Ce trouble développemental perturbe l’acquisition du langage écrit chez les enfants intelligents ne présentant ni trouble sensoriel, ni trouble psychologique, ni carence socio-culturelle grave. La dyslexie peut être de plusieurs types selon les fonctions cognitives touchées en jeu dans la lecture: dyslexie phonologique, dyslexie de surface, … Fréquemment la dyslexie peut être associée à d’autres troubles des apprentissages, telle que la dysorthographie.

Moins connue et pourtant fréquente à une proportion de 6 à 8% des enfants de 5 à 11 ans. On relève un sexe ratio de 8,5 garçons pour une fille. La dyspraxie est un trouble psychomoteur qui affecte tout ce qui est geste volontaire et qui doit être organisé en séquences. Un enfant dyspraxique tombe souvent, se cogne, fait tout tomber autour de lui, donne des coups involontaires aux autres. Dans les jeux de cubes, les puzzles, les jeux d’assemblage l’enfant est perdu. L’enfant dessine peu et mal. Il dépasse systématiquement dans les coloriages. A l’école les conséquences arrivent vite : l’acquisition de l’écriture est laborieuse, le geste graphique est crispé, l’enfant forme mal ses lettres, écrit successivement trop petit ou trop gros, n’arrive pas à rester sur les lignes,… Les devoirs sont brouillons, mal présentés, sales,… Et surtout, l’écriture demande une grande énergie à l’enfant, alors il devient lent, ne finit jamais son travail et tout le monde s’énerve car personne ne comprend. L’enfant souvent brillant à l’oral est considéré comme fainéant, paresseux, incapable de fournir le moindre effort alors qu’il se passe exactement le contraire.
Les enfants dyspraxiques redoublent très fréquemment car ils sont vite en échec à cause de l’écrit et rien ne s’améliore car le trouble ne se dissipe jamais seul. Ce sont des cohortes d’enfants en échec qui sortent trop souvent du système scolaire classique alors que la rééducation du trouble leur aurait permis une scolarité réussie.

Ce trouble affecte tout ce qui a un lien avec le nombre, le chiffre, la logique mathématique, le calcul. L’enfant n’acquiert pas la notion du nombre, ne comprend pas les systèmes numériques, ignore tout de la logique arithmétique. La dyscalculie gène considérablement l’enfant car être nul en maths est vite assimilé à l’image d’un cancre. Pourtant l’enfant peut être brillant dans d’autres domaines mais sa dyscalculie va lourdement le pénaliser et le dévaloriser.

Ce trouble développemental durable touche l’acquisition et l’utilisation du langage oral. Il existe cinq grands types de dysphasie dont les manifestations sont très hétérogènes. Dans tous les cas, la communication verbale est altérée chez ces enfants intelligents et adaptés sur le plan de la personnalité.

« Les enfants surdoués ou à haut potentiel sont plus anxieux que les autres » reconnaît le Docteur Olivier REVOL, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent. « Ils se posent plein de questions sur le monde qui les entoure, sur la vie, sur eux-mêmes. Il faut savoir qu’un tiers d’entre eux n’arrivent pas au lycée à cause de leur décalage. Ils sont souvent en échec scolaire ».
L’enfant (ou l’adolescent) précoce est souvent dysgraphique. Il a du mal à se relire, les enseignants également et ses notes en pâtissent. Il tient mal ses cahiers, ses copies sont sales et raturées, son écriture est illisible car trop impulsive. Il peut développer des complexes vis-à-vis de l’écriture et appréhender de s’en servir. Cela risque de le démotiver et de compromettre la poursuite de ses études car il vit très mal l’échec étant très exigeant avec lui-même.
A la maison, les conflits empoisonnent le quotidien. Le jeune souffre de cette situation, ses parents s’inquiètent.
Il faut réagir avant que la situation ne se dégrade davantage.
Une rééducation par une graphothérapeute s’avèrera très utile. Elle lui permettra de bénéficier d’un accompagnement adapté, gage de sa future réussite scolaire, sociale, familiale et professionnelle.

Le trouble se manifeste par une agitation motrice, une impulsivité du comportement et cognitive associées à une atteinte importante des capacités d’attention. L’enfant est incapable de rester en place, s’agite, répond sans réfléchir et ne peut se concentrer sur son travail. Les erreurs d’étourderie sont très fréquentes, le travail est bâclé, rarement fini, les consignes sont peu respectées, le manque de persévérance est inquiétant,… Le TDA/H concerne de 3 à 5 % d’enfants en âge scolaire. 50% de ces enfants sont en grave échec scolaire.

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Source du dessin : http://anae-revue.over-blog.com